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Dirigeants de PME : Comment développer une culture pragmatique de l’innovation dans votre entreprise ?

June 15, 2017

 

Crise, pression concurrentielle, nécessité de trouver des solutions pour relancer la croissance, problématiques écologiques, apparition de modèles disruptifs dans tous les domaines d’activité: l’actualité regorge de raisons pour pousser les PME  à innover.

De fait, l’innovation devient un pilier vital de la croissance, voire de la survie des entreprises.

 

Mais comment  innover quand on est une PME aux moyens souvent limités, focalisée sur le résultat économique et les impératifs du marché ? Comment réussir sans avoir ni les ressources des grandes entreprises, ni la liberté de la page blanche des start-up ?

 

L’innovation, qu’elle soit incrémentale ou disruptive, recouvre deux grands domaines: les process (y compris managériaux) et les nouveaux produits ou services apportés aux clients.

 

Innover c’est avant tout mettre en place un processus combinant trois éléments fondamentaux indissociables :

 

- La génération d’idées

- La création de valeur

- La diffusion aux utilisateurs

 

Le dirigeant qui cherche à favoriser l’innovation doit donc travailler sur ces trois axes, sans en oublier aucun.

 

L’innovation spontanée, hors process, cela n’existe pas !

 

Pour générer des idées, le dirigeant va devoir « donner du temps », c'est-à-dire libérer les collaborateurs de certaines tâches de production, développer leur capacité à travailler en mode projet ou à participer à des séances d’intelligence collective. Il est en effet illusoire de penser qu’il suffit de faire appel aux bonnes volontés pour que le processus d’innovation se mette en place sans impulsion et moyens. L’innovation spontanée, hors process, cela n’existe pas !

 

Certains dirigeants de PME, à l’instar de ce que fait Google, l’ont compris et ont déjà mis en place un temps libéré pour que les collaborateurs puissent, selon leurs aspirations, participer à des workshops innovation, sortir du cadre quotidien pour rencontrer des clients, d’autres entreprises, des start-up… Qu’on ne s’y trompe pas, il s’agit d’un véritable investissement, qu’il convient de chiffrer, et dont il faut tenir compte dans ses calculs de coûts. La France est un pays ou les aides aux entreprises sont multiples. On peut être pour ou contre, mais il est de saine gestion que d’y recourir !

 

Toute personne dans l’entreprise est capable d’innover, d’apporter des idées et/ou de les mettre en œuvre si on leur en donne la possibilité. Et c’est bien au dirigeant que revient la responsabilité de promouvoir cet état d’esprit.

 

Créer de la valeur, c’est aussi éviter la dispersion : il faut savoir arrêter rapidement certains projets issus des idées initiales, sans démotiver les initiateurs, sécuriser le lancement de projets, faire des choix et mettre en place les points de contrôle et la boucle d’apprentissage.

 

Innover, c’est encourager les rebelles à exprimer leurs idées dérangeantes

 

Combien d’innovations sont restées au placard, ou n’ont pas réussi à se transformer en succès commercial ?

 

C’est souvent le grand danger des services innovation, trop isolés du reste de l’entreprise et incapables de « passer le bébé ». En effet innover avec succès implique que tout le monde soit sur le pont, se sente impliqué et ait envie de coopérer efficacement.

 

Car l’autre grand danger guette : l’aveuglement du dirigeant et/ou des cadres dirigeants qui ont réussi dans « l’ordre ancien » et voient mal l’émergence d’idées venant parfois bousculer leurs convictions, leur modèle, voire leur position. C’est le syndrome Kodak qui n’a pas su transformer de bonnes idées en nouveau business car cela venait concurrencer directement son modèle et la pensée dominante.

 

Innover c’est donc encourager les rebelles à exprimer leurs idées dérangeantes, les protéger de la structure opérationnelle dominante. C’est aussi avoir le courage d’imaginer l’uberisation de son business model.

 

Les Trois  principes du dirigeant de PME innovant

 

Il n’y a pas de solution miracle concernant l’innovation. Cependant, trois grands principes peuvent être gardés à l’esprit pour insuffler une culture de l’innovation.

 

  • Encourager la curiosité

Peu de PME ont les ressources suffisantes pour investir dans une R&D puissante, voire dans des  études prospectives multiples. En revanche toutes ont la possibilité d’être attentives aux évolutions du marché, comprendre les motivations et les attentes des clients en se donnant les moyens d’échanger avec eux, avec leurs partenaires, d’autres entreprises voire leurs concurrents.

Encourager les collaborateurs à exercer leur curiosité, à partager expériences et idées, leur donner envie de participer pleinement à la construction d’un avenir pour leur entreprise ne peut se faire sans une volonté forte du dirigeant et une clarté du discours sur la nécessité de se réinventer en permanence.

 

  • Recourir à l’intelligence collective

Qu’elle soit incrémentale ou radicale, l’innovation est favorisée par les échanges internes et la créativité de chacun. Une culture innovante s’appuie donc sur l’habitude des projets transverses, de la réflexion horizontale, au-delà des silos fonctionnels. C’est la coopération avec le Marketing et le Commerce qui fera d’une création issue d’un Lab une réelle innovation. Nul ne peut détenir seul la solution.

 

Aller plus loin, c’est associer l’ensemble des collaborateurs aux réflexions, favoriser le collaboratif, donner du pouvoir au collectif. Cela suppose de changer sa vision des organisations, des rôles de chacun et des postures managériales.

 

  • Avoir une Vision large et libérer les énergies

Même lorsque les efforts fournis semblent ne pas porter leurs fruits, les bénéfices indirects liés à la mise en place d’un processus favorisant l’innovation dans l’entreprise sont réels : connaissance affinée de son marché, décloisonnement fonctionnel, engagement des collaborateurs.

 

De nombreux dirigeants ont d’ailleurs mis en place des démarches innovation dans le but premier d’en faire un levier managérial fort permettant de fédérer les énergies, attirer les meilleurs, fidéliser les jeunes talents…

 

On le voit bien, entrer dans une culture de l’innovation, c’est aller bien au-delà de la simple boîte à idées.

 

Les PME ont, par rapport aux grandes entreprises, un atout majeur : une moins grande inertie, sous réserve que le projet d’innovation soit porté par son dirigeant !  

 

Xavier Vankeerberghen – ARCOLE DEVELOPPEMENT - Coach de dirigeants certifié ICF

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