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Peut-on parler de leadership situationnel ? (Partie 2/2)

August 8, 2017

 

 

Dans mon article précédent, nous avons vu que les différents types de leadership pouvaient être identifiés à des couleurs, comme le fait Management Drives

 

Rappelons par exemple que le leadership de Nelson Mandela est de couleur verte, c’est-à-dire de tempérament rassembleur. Tandis que celui de Bill Gates, visionnaire et créatif, est jaune. 

Concrètement, quels sont ces types de leader que nous pouvons identifier ? Et est-il nécessaire d’avoir un des types de leadership, selon la situation donnée ? 

 

Le Leader visionnaire, découvreur de nouveaux territoires

 

Beaucoup d’entreprises sont confrontées à des évolutions profondes et rapides des besoins des consommateurs et de leur environnement concurrentiel. Un leader visionnaire, à motivation première jaune, va savoir remettre en cause le modèle établi et sera presque indispensable. C’est ce qui a manqué à Kodak, leader de l’argentique et inventeur du numérique, qui n’a pas su remettre en cause son modèle et a disparu en quelques années. Le leader visionnaire saura initier, explorer de nouveaux océans bleus, encourager les rebelles à l’intérieur de l’entreprise et les créatifs à même d’inventer un avenir désirable. Il saura élaborer une vision. Bill Gates, co-fondateur de Microsoft, ayant élargi son horizon de réflexion dans les secteurs de la santé, de l’énergie et de l’enseignement, en est l’archétype.

 

Le people manager, inspirateur de l’engagement des hommes

 

La croissance externe constitue un levier de croissance fort si tant est qu’elle aboutisse à de la création de valeur, ce qui n’est exact que dans 1 cas sur 3, du fait de l’incapacité du « prédateur » à embarquer véritablement les équipes de l’entreprise rachetée.

Les meilleurs succès sont obtenus par des leaders « people manager » (motivation première verte) qui, respectueux des hommes et des talents, savent écouter, chercher des solutions gagnant – gagnant et établir une nouvelle harmonie. Ils savent inspirer, donner l’exemple, faire et donner confiance, responsabiliser, en un mot élever. Hors du domaine de l’entreprise, Nelson Mandela est une icône de ce leadership.

 

Le leader entrepreneur, champion de la croissance

 

Le leadership « entrepreneur » (motivation première orange) va pouvoir s’exercer pleinement dès lors que le marché présente des opportunités de croissance. Orienté challenge, résultats, il saura se fixer et fixer des objectifs stimulants, sentir les évolutions du marché et adapter son offre aux nouveaux besoins des clients. Pragmatique et efficace, il saura rendre agile et passer d’un métier à l’autre. Richard Branson, fondateur du groupe Virgin a ainsi investi les domaines de la distribution, du transport aérien, des boissons, de la téléphonie et même du tourisme spatial !

 

Le leader gestionnaire, expert en consolidation

 

Il y a des phases de vie des entreprises ou le plus important va être de consolider les acquis, digérer la croissance, parfois redresser les résultats, bâtir ou rebâtir des fondations solides. Un leadership fondé sur la rigueur, la planification (motivation première bleue) sera bénéfique au risque de construire des châteaux de sable. Les leaders gestionnaires sauront sécuriser. Ils sont souvent moins « flambants » et plus discrets. Carlos Tavares qui a réussi à redresser en peu de temps les comptes de Peugeot peut en être une illustration.

 

Le leader directif, rapide dans la décision et l’action

 

Réussir un plan d’exécution, avec rapidité et puissance. Lancer une attaque sur un concurrent, agir sans douter et avec force sont les qualités essentielles du leader directif (motivation première rouge), il va savoir impulser une dynamique, faire bouger les lignes.

On ne peut s’empêcher de penser à Donald Trump qui apparait comme une caricature de ce mode de leadership, qui l’a conduit à bâtir un empire économique et à devenir, contre toute attente, le 45 ème Président des Etats Unis

 

Le leader guide, leader et serviteur d’une mission

 

Héritiers des entreprises familiales, Dirigeants de fondations, d’organismes d’utilité publiques, d’associations caritatives ou humanitaire.., le leader guide (motivation première violet) se voit conférer un rôle de leader par la tradition ou la mission qui dépasse son existence propre. Le leader guide crée une forte implication, un sentiment de sécurité et d’appartenance. La reine d’Angleterre, garante de la tradition, des habitudes, incontestable et incontestée illustre ce mode.

 

Chaque situation requiert-elle son propre leadership ?

 

A quel moment, dans quelles circonstances tel ou tel style de leadership serait plus souhaitable qu’un autre dans l’entreprise ?

 

On sait que tel ou tel style de management est préférable en fonction de telle ou telle situation mais aussi de la motivation et de la compétence des collaborateurs. Directif, participatif, persuasif ou délégatif, le manager expérimenté pourra recourir à ces différents styles selon la situation et les personnes à manager.

 

Y aurait-il de la même manière un leadership situationnel? Et si oui le leader peut-il faire varier son style de leadership ou doit-il laisser la place dès que les circonstances changent ?

 

Il est vrai que l'on reconnaît un leader tout d’abord pour sa motivation facilement identifiable, sa "couleur dominante".

 

Mais les leaders ne sont en réalité pas monocolores. Ils savent aussi appliquer les comportements associés aux autres motivations complémentaires. Ainsi certains leaders directifs pourront par exemple ajouter à la force la capacité à déployer une vision claire. Un leader people manager pourra être en même temps soucieux du détail, de l’organisation et fixer des objectifs clairs…

 

Steeve Jobs, leader "jaune" visionnaire, ajoute à cette aptitude celles de créer de vrais liens entre les gens autour de lui (Vert), de voir des possibilités d’application (Orange), de faire des choix (Rouge)..

 

C’est sans doute pour cela que le leadership peut s’apprendre : de la même manière que le violoniste peut apprendre à jouer d’autres instruments, le leader pourra ajouter des compétences qui ne correspondent pas à ses motivations premières, dès que la situation l’exige.

 

 Au final, s’il y a bien des styles de leadership différents, plus ou moins souhaitables dans telle ou telle situation, attention à ne pas tomber dans la caricature, car les vrais leaders savent utiliser une large palette de couleurs: ils sont le plus souvent et fort heureusement arc en ciel.

 

Le vrai challenge ne serait donc pas de changer de leader dès que la situation évolue, au risque d'entraîner l'entreprise dans des cycles de stop and go trop déstabilisants,  mais bien d'accompagner les leaders dans le développement de leur leadership pour leur permettre d'exercer un leadership durable et profitable à l'entreprise et à ceux qui y travaillent.

 

Xavier Vankeerberghen - ARCOLE DEVELOPPEMENT - Coach certifié Management Drives

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